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merci autorités pour cette citoyenneté de charme qui aujourd'hui fait le bien des populations que nous sommes.
Par Anonyme, le 29.04.2022
hummm
Par Anonyme, le 08.06.2020
bonjour monsieur je me nomme franc-emilie je recherche un acheteur pour achat de ma production 1/2 de manioc
Par Anonyme, le 07.06.2019
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Par weedparisienne, le 13.12.2017
des escroqueries ont lieu sur le net, dont la provenance est difficile à déterminer, mais qui mettent notammen
Par enqueteurcsi, le 14.08.2017
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Date de création : 15.01.2011
Dernière mise à jour :
17.07.2011
489 articles
Publié le 06/03/2011 sur www.venancekonan.com par Oumou D
J’ai mal Très mal Très, très mal Le mercredi 02 Mars 2011, j’avais écrit un texte que j’ai intitulé ‘’qu’est-ce qu’elles ont à aller manifester dans les rues ?’’ - la reprise au présent de l’indicatif de la ‘’fameuse’’ interrogation de Dame Simone Gbagbo - et il y était question de mobilisation, de détermination des femmes qui, après le carnage des hommes, devaient crânement prendre la relève de la lutte, occuper la rue jusqu’au départ de M.Gbagbo. Malheureusement, la nouvelle connectée plutôt médiocre que je suis, a effacé malencontreusement le texte qu’elle devait ‘’balancer’’. Alors, je décide le jeudi 03 Mars 2011 de retaper le texte avant d’aller rejoindre mes sœurs qui étaient déjà parties pour la marche à Abobo. Pendant que je revêts un jean et des tennis – ma tenue de combat - j’entends un tonnerre, une détonation. Des cris, des hurlements à fendre l’âme. ‘’Grande sœur, grande sœur, ils ont bombardé, ils ont ‘’rafalé’’. Y a du sang, partout ! Partout ! Elles sont couchées là-bas. Il y a des corps en morceau morceau…’’ me crie un jeune frère du quartier, paniqué. J’accuse le coup comme si une météorite m’était tombée là-dessus. Sur la tête. Je décide malgré tout d’aller voir. De mes yeux voir, pour croire. Ce n’est pas possible, il doit délirer ! Point de délire, point d’exagération ! La réalité est au – delà de tous les scénarii de films d’horreur… Cauchemardesque ! Ineffable ! Je tourne de l’œil, je vomis, je vomis, je vomis… J’ai mal Très mal Très très mal… Je me réveille avec la gueule de bois et un goût de cendre dans la bouche. Et la question de Dame Simone Gbagbo me revient en tête : ‘’qu’est-ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues ?’’ Indignée que des femmes aient en l’outrecuidance de marcher contre son président de mari en début de règne, la grande militante déclara sans sourciller, pour justifier les bastonnades et viols subis par ces braves dames : ‘’ qu’est-ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues ?’’ Mais oui, diantre ! Qu’est-ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues contre Saint-Laurent de Mama ? Je rappelle cet épisode – excusez du peu – parce qu’aujourd’hui encore, les braves femmes de la Côte – d’Ivoire battent le pavé, manifestent dans les rues pour crier leur ras-le-bol à M.Gbagbo. Cet épisode des viols au sein de l’Ecole Nationale de Police est aujourd’hui comme un intermède, car malgré le crime contre l’humanité qu’il constitue, les ivoiriens voient et vivent pire : sodomie de jeunes hommes, viols de gamines de quatre(4) ans, supplice du collier, tueries à coups de machettes, tueries à l’arme lourde et l’élégance des élégances : bombardement des femmes, des mères, des épouses, des filles… Qu’est-ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues ? Les femmes y étaient à Bassam, Treichville, Koumassi, Adjamé, Abobo, Anyama, l’intérieur du pays… Elles manifestaient pour dire NON à l’imposture, pour dire haut et fort ce que cinq hommes d’Etat n’ont pas été en mesure de dire nettement. Barricadé derrière une palissade terminologique, le quintette de Chefs d’Etat avec l’aval de l’Union Africaine, se donne grassement un mois pour se prononcer définitivement sur la guerre postélectorale que subit les Ivoiriens. Autrement dit, on peut toujours attendre la semaine des quatre jeudis avant que le panel ne se décide… Mais franchement, que pouvait-on espérer de ce quintette qui de par sa composition déjà, contient les germes de sa propre incapacité ? Le Président Blaise Compaoré du Burkina, s’il a été le plus courageux pour accepter de représenter les pays de la CEDEAO, sait tant de secrets sur notre ‘’ situation’’ qu’il est comme un miroir reflétant nos propres turpitudes. C’est un peu comme le voisin qui sait que le mari ronfle la nuit et ne donne pas l’argent de la popote le matin. Ajouté à cela, la forte communauté burkinabé vivant en Côte-d’Ivoire, véritable tête de Turc des ‘’jeunes patriotes’’ et proie favorite des dérives hard. Le Président Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, grand combattant de la liberté du Congrès Africain (ANC) et véritable spécimen africain, a décidé de voir ‘’la situation’’ ivoirienne à travers le prisme de l’histoire sud-africaine de l’Apartheid, c’est-à-dire à partir d’un angle qui voit rouge dès que c’est blanc ou blanchâtre. Pour le zoulou polygame qui a des affinités avec le guerrier de Mama, les Choi, Ban Ki Moon et les autres Sarkozy sont comme des moignons de l’arbre généalogique de M.Botha et consorts. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, il est de notoriété publique que la traçabilité de son parcours politique n’est pas une ligne droite – pour dire peu – et au starting- block de la conquête du pouvoir, force est de reconnaître qu’il rivalise de coquetterie avec le seul Garçon de Mama. En plus, une bonne partie du commerce en détail est détenue par des Mauritaniens. Il faut y aller doucement avec l’EX qui s’agrippe, surtout que ‘’les jeunes patriotes’’ ont montré leurs crocs. Le Président Idriss Deby Itno du Tchad, est un habitué de la cacophonie des canons qui ne l’a jamais empêché de dormir au palais présidentiel depuis plus de quinze ans. Le crépitement des armes en Côte-d’Ivoire doit être comme une romance pour ses oreilles présidentielles. Le Président Jakaya Kikwété de la Tanzanie, il est comme un petit poisson dans ce marigot. Trop petit, trop faible. Donc pas audible. Se demande t-on encore ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues ? Les femmes étaient dans les rues et seront dans les rues parce qu’aujourd’hui plus qu’hier, les ivoiriennes dans leur ensemble et dans leur diversité, sont convoquées devant l’histoire à prendre leur destin en main et assumer leur part de responsabilité. Les femmes manifestaient et manifesteront dans les rues parce qu’elles sont lasses de voir leurs pères assassinés, leurs époux massacrés, leurs fils tués… Les femmes n’en peuvent plus de respirer la puanteur des corps en putréfaction, la puanteur des immondices qui s’élèvent comme des gratte-ciel, la puanteur de l’égo surdimensionné d’un individu qui se délecte comme un vautour de chair…humaine. S’interroge t-on encore de ce qu’elles avaient à aller manifester dans les rues ? Malgré les rafales de mitraillettes, les boulets de canons, les libidineux avides de rondeurs, les femmes étaient et seront dans la rue pour mettre un terme à nos meurtrissures et à nos souffrances. Les femmes ont bien compris que la Communauté Internationale n’est prompte à agir que lorsque ses bourses sont menacées comme en Libye, pays de l’or noir. Les femmes ont compris que la Côte-d’Ivoire n’est pas ce pays de cocagne que des Illuminés veulent faire croire et qu’elles peuvent toujours hurler à se rendre sourdes et à se déchirer les poumons, elles ne seront que se qu’elles voudront être. C’est pour cela que les femmes étaient et seront dans les rues ; c’est pour cela qu’elles ont été déchiquetées. Mais déjà l’esprit de nos braves amazones aux mains nues et tous les autres assassinés hantent les Usurpateurs pris en flagrant délit de tirs à boulets de canon sur des manifestantes pacifiques. Le branle-bas général observé actuellement au niveau des assassins civils et militaires de LMP, est le signe évident d’une panique générale mal domptée d’un pseudo pouvoir pris la main dans le sang. Ils disent, se dédisent, se contredisent, ils brouillent, ils s’embrouillent dans leurs velléités sataniques ‘’ d’explications’’. Ils sont vaincus ! A toutes ces braves femmes assassinées Mutilées Violées Volées Blessées Bastonnées Humiliées A vous toutes,braves femmes qui avez refusé D’être des proies Refusé de voir le pays en croix Il faut y croire : M.GBAGBO DEGAGERA LA TETE BASSE !
La même Abobolaise,Oumou.D.
A toi l’africaine
A toi l’africaine femme au cœur meurtri
A toi dont la voix si longtemps étouffée
A toi dont l’histoire s’empilent des cadavres
De tes frères sœurs parents enfants amis
Ne sombre pas dans l’océan de l’amertume
Qui engloutie à jamais corps et âmes
Ceux qui si fatigué s’y laissent un jour glisser
A toi l’africaine dont la mémoire fait peine
Histoires de maris ou de frères torturés massacrés
Histoires d’enfants devenus orphelins égarés
Abusés massacrés violés et pire que tout volés !
Volés puis violentés abimés entrainés puis dressés
Dressés pour voler violer tuer torturer massacrer
Voisins amis parents frères pères mères
Tous à leurs yeux oubliés de leur mémoire effacés
Juste tuer occire abattre au premier coup de sifflet
A la première rafale au premier sang giclé
Et puis rafler voler enlever encore les enfants innocents…
Et la boucle est bouclée et le cercle fermé
Il n’y a plus qu’à faire rouler tant que cela sert
Les desseins du despote qui a consciencieusement
Préparer le terrain et mis jour à ces funestes projets
Le peuple opprimé et tué par ces propres enfants
L’enfant sacrifié exploité saboté dont on a extirpé l’âme
L’enfant qui grandit dans l’horreur et n’apprend qu’à tuer
Devient le pire des chiens et pire encore le pire de l’homme
Celui dont le regard vide vous transperce cœur et âme
Celui qui n’a plus rien d’humain à force de tuer
A force de violer à force de massacrer torturer
Son cœur s’est peu à peu vidé de sa substance
Et son âme a vite perdu les couleurs de la vie
Pour s’embrumer d’un gris aussi laid que le rictus
Qui déforme son visage au moment du forfait…
Ô combien d’amour en retour faudrait-il donner pour réparer le mal ?
Combien de pardons accordés pour refermer la plaie ?
Combien de joues tendues, de cœurs innocents sacrifiés
Pour faire poindre une onde chaleureuse et rédemptrice
Dans cet océan de cruauté remplissant leur mémoire ?
De martyrs consentant pour ranimer le cœur de ces hommes
Enfants perdus devenus grands avec un trou dans l’âme?
A toi l’africaine plongée dans la tourmente
Fait taire les voix de la discorde et continue la lutte
A mains nues le cœur en avant et le regard vif
Tu n’as plus que cela car le choix ne t’est donné
Qu’entre mourir fier ou vivre dans l’infamie.
Ce n’est qu’à ce prix que tes enfants pourront aimer.
Pat2com, le 8 mars 2011, avec amour.
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